L`historique de l`Église de la Sainte Croix et de Saint Basile le Grand

La première église, vraisemblablement construite en bois sur cette place, a été élevée au XVIII-ème siècle (peut-être plus tôt) dans cette région de forets et d`étangs, dans le faubourg qui portera plus tard le nom de « Saint Basile du chemin de Podul Mogosoaiei ». A l`époque moderne, le nom du chemin deviendra Calea Victoriei, en rappelant l`entrée victorieuse de l`armée roumaine en Bucarest, après la guerre d`indépendance de 1877, et plus tard, à la fin des deux Guerres Mondiales.

Le premier témoin sur l`existence d`une église en pierre sur cet emplacement date de 9 janvier 1804, lorsqu`on la représente dans l`inventaire des rues et des bâtiments réalisé dans cette année-là, et quelques ans plus tard, en 1810. En 1813 on rédigea un inventaire avec les objets de culte et de patrimoine de l`église Saint Basile. Cet inventaire, écrit avec des lettres cyrilliques, est garde dans l`archive de l`Académie Roumaine, au Manuscrit roumain 661, page 52 recto. Le 7 novembre 1815, l`église Saint Basile sera mise sous le patronage du Monastère de Marcuta, ce don étant reconfirmé au 14 mars 1816 par un parchemin du prince régnant.

De 1815 date aussi le revêtement en métal argenté, et doré plus tard en 1852, d`une ancienne icône de la Sainte Vierge, dont le peuple témoigne qu`elle faisait des miracles. Si une église en bois avait été construite là-bas, sur un territoire peu peuplé, entouré de forêts et de marais, mais favorable au monachisme, la situation aurait été favorable pour le développement d`un ermitage plus ancien, près de Codrii Vlasiei, à la périphérie de Bucarest, comme ont signalé Nicolae Stoicescu et Nicolae Iorga. Cet ermitage pouvait avoir des liaisons avec le Mont d`Athos, ou pouvait avoir beneficier des dons d’un prince ou d`un seigneur. Témoignage, c’est la châsse en forme d’Evangile, avec des inscriptions grecques, exécutée en argent, dans l’esprit de la tradition athonite, datant probablement du XVIIème siècle, et qui abrite les reliques en parcelles de six saints et une partie du Bois de la Sainte Croix.

On a été decu quand dans les archives on a trouvé un autre document qui atteste l'existence de l'eglise et une lettre de la fille d’un certain prêtre nommé Trandafir qui s’adressait en 1828 au Président du Conseil de la Valachie et Moldavie, pour réclamer les deux échoppes remplacées en face de l’église. Dix ans après, en 1838, la cartographie de la ville de Bucarest signale le faubourg Saint Basile en couleur jaune. On atteste ainsi l’importance de l`édifice saint, comme centre spirituel de cette région urbaine, le nom du faubourg prenant le nom de l`église. La même cartographie nous montre que dans le faubourg nomme Podul Mogosoaiei habitaient des clercs comme ,,le confesseur Paraschiv`` (feuille 326), ,,le curé Popa Petre`` (feuille 336) et ,,le diacre Pana``.

Dans Le Rapport de la Commission du Saint Synode de l’Eglise Autocéphale Orthodoxe Roumaine pour fixer les paroisses urbaines et rurales (La Typographie des livres religieuses, Bucarest, 1888, page 2), lorsqu’on parlé de l’arrondissement d’en haut, on fait la suivante mention, au numéro 5 : « Paroisse Amzei, avec les filiales : L’Eglise de Saint-Basile, L’Eglise de Saint Nicolas (Tabacu) et l’oratoire Saint Jean Moldoveni.» Donc, a ce moment-la l’église n’appartenait plus au monastère de Marcuta, étant une église indépendante, dès l’époque de sa reconstruction en pierre, en 1847, du au boyard Toma Balta, ou plus tard, a l’occasion de la sécularisation des biens des monastères, en temps du prince Alexandre Ioan Cuza, ou peut-être, à la suite d’une reforme administrative de l’Eglise.

La première église a été détruite par le tremblement de terre de 1838, et murée ensuite en 1847, dans une nouvelle forme. L’inscription votive écrite avec des caractères cyrilliques, située sur le mur à droite du pronaos, nous fait savoir ces informations :

«Cette sainte et divine église, qui célèbre son patron Saint Basile le Grant, archevêque de Cappadoce, fut élevée en grand partie au frais du feu boyard Toma, sur la place d’une autre église, pendant le règne du Prince Gheorghe Dimitrie Bibescu, sous le patronage du st. Métropolite Neofit II, l``année du salut du monde 1847, mois de septembre.»

Dans les années 1874, dans la cour derrière l`église on bâtira des chambres à loger pour le cure et pour le sacristain, au frais de Mme Elena Filipescu, une femme de bonne éducation et très religieuse, appartenant à une grande famille de nobles de l époque. Cette chrétienne pieuse qui avait un palais sur Podul Mogosoaiei, laissera aussi, par testament, une rente annuelle pour l’église St. Basile de 800 lei, dont 100 pour rémunérer le prêtre, la différence servant a la réparation et l’entretien de l’église.

On conserve aux Archives de l’Etat un inventaire manuscrit, qui date de 1902, des biens appartenant à l’église St. Basile-Victoria, contenant le patrimoine mobile et immobile connus à cette date. L`Annuaire édité en 1903, par L` Archevêché de Bucarest fait savoir que la paroisse St. Basile était servie par le prêtre curé Marian Vasile. Il y avait 171 familles, comprenant 600 personnes.

Grace à la donation de la famille Elena et Alexandre Filipescu, l``Eglise a été entretenue et réparée un certain temps, et l`exercice du fond de 1941, en conformité avec l`Annuaire de l`Archevêché de Bucarest se présente ainsi : 45083 lei –excédent des années passées, 6500 fond inaliénable du a la donation Filipescu, et 3800 effets. La bibliothèque contenait à ce moment 115 volumes, le curé était Prêtre Zamfir Stefan Popescu, ancien diacre de la Patriarchie et directeur du Cabinet du Saint Synode. La paroisse avait 200 familles, nombrant 800 personnes. L`existence de l`église au fil du temps peut être observée aussi dans les inventaires ultérieurs : en 1959 dans l`archive du Saint Synode et dans le grand inventaire de 1969 de l`Archevêché de la capitale.

Apres le prêtre Zamfir Stefan Popescu, pendant trois décennies (1950-1980) c`est le prêtre Dumitru Vâlcu qui a servi l`église. Il fut aimé par les paroissiens, comme un connaisseur d`âmes, dans la période difficile parcourue par l`église dans cet époque du communisme athéiste.

L`Eglise a été réparée plusieurs fois, en 1889, 1897, ensuite en septembre 1911 on a démarré une réparation radicale, soutenue par le Conseil de la paroisse (Pr. Ec. Vasile Marian, M. Teodor Grigoriu et M. Constantin Tomescu, a l`aide des paroissiens et de la Mairie de la capitale, comme on écrit sur l`inscription située sur le mur en gauche, lorsqu``on entre dans l`église. Parmi les fondateurs et les bienfaisants de l`eglise, on retrouve les noms de Toma (Balta), Elena (Filipescu), Luxandra, Neca, Dumitru, Voica, Tudora, sur l`inscription votive en marbre qui se trouve dans le Saint Autel. Les réparations ont continué en 1922, 1925 et les radicales en 1930, 1938, 1959, 1960 et récemment, à partir de 2001, à l`aide des croyants généreux, par l`initiative du prêtre Andreana Petru, on a lavé la peinture, on a restauré le retable, on a monté le grès sur le plancher, on a monté le système de chauffage et de rafraîchissement, on a mis un nouveau candélabre et on a construit un nouveau clocher.

A partir de 2008, une nouvelle période de rénovation et restauration du patrimoine d`art de l`église a commencé, à la suite de l`arrivée du nouveau curé, prêtre dr. Cristian Trandafir. Par son initiative, on a construit un batiment special pour bruler les cierges et les chandelles offertes par les croyants. Le projet d`architecture a été élaboré par Mme architecte Cornelia Alexandru, tout en respectant le style architectural de l`église. On a restauré la majorité des icônes de patrimoine, à l`aide des croyants, au cadre du projet Fais d`un saint, ton ami ! Adopte une icône ! Avec le soutien des bienfaisants on a aménagé le nouveau endroit destiné à l`acquisition des objets de culte et des livres religieuses et aussi on a inauguré une petite bibliothèque chrétienne. De même, on a construit deux iconostases sculptes et ornes de papier pelure en or, afin d’exposer à la vénération des croyants deux des plus précieuses et anciennes icônes de l’église. On a restauré et enrichi une vieille iconostase, de même que la peinture et le revêtement de l¬¬'icône de la Mère de Dieu, qui fait des miracles. Pour vénérer le Bois de vie donnant de la Sainte Croix et les saintes reliques qui se trouvaient dans la couverture d’Evangile dont on a parlée auparavant, on a fait ciseler, aux ateliers du Monastère de Pasarea, une nouvelle châsse, avec les images des saints dont les reliques sont abritées là-bas, et le tableau de l’élévation de la Sainte Croix, par le patriarche Macaire de Jérusalem, avec l’empereur Constantin le Grant et sa mère, l’impératrice Helene. Pour déposer la précieuse chasse, on a fait construire aussi un baldaquin en bois, sculpté et orné de papier pelure en or. Par l’initiative du prêtre Cristian Trandafir et des membres du Conseil de la Paroisse, avec la bénédiction de sa Sainteté Daniel, le Patriarche de la Roumanie, l’église a reçu en septembre 2011 son deuxième patron- la Sainte Croix, célébrée le 14 septembre, parce qu’une partie du Bois de la Sainte Croix est abritée dans cette église. Le Patriarche Daniel nous a donné aussi sa bénédiction pour organiser un pèlerinage annuel, le 13 septembre, après la messe de veille qui précède la grande fête de l’Elévation de la Sainte Croix de 14 septembre ; au cadre de ce pèlerinage, la chasse qui abrite les saintes reliques et la partie du Bois Saint est portée en procession, par les prêtres et les croyants, jusqu'au parc de "Nicolae Iorga", où on a fait bâtir une grande Croix, découpée d’un seul bloc de pierre de Vratza, d’environ 3 mètres hauteur. Le monument "troita" a été béni au cadre d'une messe spéciale, par Son excellence Varsanufie, vicaire de l'Archiépiscopat de Bucarest, le jour de 13 septembre 2011.

Le "troita " remplacé dans le parc de Nicolae Iorga, envisage une triple signification :

  1. En première, il atteste l’existence du Bois de la sainte Croix dans l’église de Saint Basile le Grand, située dans la proximité du parc, et la procession réalise la liaison entre ces deux repères : l’église qui abrite le Bois de la Sainte Croix et le troita qui rappelle le sacrifice du Christ pour le salut du monde entier ;
  2. Il rend hommage au grand historien roumain Nicolae Iorga, qui a eu une fin tragique, étant assassiné par les légionnaires, en 1938 ;
  3. En souvenir du sacrifice des soldats roumains, qui, à la fin de la Première Guerre Mondiale sont entrés victorieux en Bucarest, par cette vue, qui aurait prendre le nom de "La vue de la Victoire" .

Tout en liaison avec la Sainte Croix, on a fait construire dans la cour de l’église une croix votive en bois. Et aussi, parce qu`a la suite des travaux faites au système de canalisation de la maison paroissiale, on a découvert une autre croix en pierre (XVIII-XIXe siècle) écrite avec des lettres cyrilliques. Cette croix votive en bois est la donation de M. le conseiller Gabriel Petre, membre dans le Conseil de la paroisse, et de sa famille. Elle a aussi une triple signification :

  1. Elle atteste l’existence du Bois de la Sainte Croix dans l’église, qui glorifie le calvaire de notre Seigneur Jésus Christ,
  2. Elle rappelle les glorieux soldats roumains revenus du front par cette voie qui a reçu le nom de la victoire.
  3. A la mémoire de tous ceux qui ont été enterrés autour de l’église, des croyants, des bienfaiteurs ou des servants, dont les tombes ne sont pas connus.

Par le soutien du conseiller rappelé auparavant, on a restauré aussi la croix du Saint Autel, objet de patrimoine du XIXème siècle, de même que d’autres icones importants de l’église. Une autre réalisation importante de la dernière année a été constituée par le fait qu’on a réussi d’obtenir, par la voie de la justice, les documents qui attestent les propriétés de la paroisse (le bâtiment de l’église et le terrain qui l’entoure ; pour aboutir en ce point, on a du ramasser des informations qu’on a découvert dans des divers actes des Archives de l’Etat, des preuves écrits et des témoignages des divers habitants de la paroisse, présentés en justice avec le soutien de Mme l`avocat Luiza Maria Popescu, qui a surveillé aussi l’installation de la croix votive du parc de Nicolae Iorga.

On a fait aussi d’autres travaux pour mettre à neuf le Saint Autel, ce qui représente le début d’ouvrages de grande ampleur pour réhabiliter l’église, en ce qui concerne le changement du toit en tôle, de réhabiliter la façade, de changer les tubes du système de canalisation pour l’eau pluviale, etc. Ces travaux seront nos priorités pour l’avenir pour embellir le saint édifice.

Eléments d’art et de patrimoine

Du point de vue architectural, l’église appartient au style valaque, ayant le plan tricône, avec trois absides. A l’extérieur, l’abside de l’autel est polygonale, et a l’intérieur est ovale ; les absides latérales sont rectangulaires à l’extérieur et ovales un peu approfondies a l’intérieur. L’entrée se fait par une petite véranda, ayant un fronton qui s’appuye sur des colonnes géminées, et étant fermée par des murs seulement dans les partie latérales. Au dessus de l’entrée, sur le mur de l’ouest, il y a trois rosettes aux vitres, qui rappellent l’art gothique. Le naos et le pronaos de l’église forment un seul corps. A l’entrée, au dessus du pronaos il y a un balcon en bois, soutenu par des colonnes, qui est utilise par le choir. Une petite chaire est située sur le mur du nord, orne à la manière de l’iconostase, sur un fond blanc-doré.

La peinture de l’intérieur a été réalisée en 1888 par le peintre Anton Serafim (1838-1911). Il a été moine au Monastère de Caldarutani, étant un représentant de l’école de peinture qui a fonctionné là -bas. 10 ans plus tôt, c’est le grand peintre roumain Nicolae Grigorescu qui exerçait son pinceau là –bas, dans sa jeunesse. La manière de peindre de ces deux peintres est semblable, étant caractéristique à l’époque, mais la sensibilité et la précision du grand Grigorescu restent sans égal. Anton Serafim occupe la troisième place, parmi les peintres de cette école. Dans notre église il y a aussi d’autres ouvrages d`Anton Serafim, peintures sur bois, notamment l’icone des Trois Hiérarques Basile le Grand, Grégoire de Nains et Jean Chrysostome (peinte en 1897 et restauré en 2011, par les soins du professeur Dorin Handrea). La peinture murale intérieure de l’église a été réalisée et soutenu par les efforts financiers de quelques familles de la paroisse, à cette époque-là. Par exemple, la famille de l’ingénieur Eugen et Nora Vintila, avec leur fille Felicia ont fourni l’argent pour réaliser la scène avec le Rédempteur Jésus-Christ le Grand Juge, dans la stalle droite ; la famille de l’ingénieur Mihail Mircea a fait une donation pour réaliser la peinture le l’archange Mihail touant le dragon-diable. La peinture intérieure a été lavée et mise en valeur en 1981, et refaite en 2011. Réalisée en style néoclassique, avec d’influences occidentales, ce genre de peinture a remplacé la fresque traditionnelle byzantine, ce qui s’est passé dans toutes les églises bâties à l’époque, ressemblant aussi au style de peintre de Gheorghe Tattarescu.

Lorsqu’on entre dans l’église, l'œil du dévot est surpris par la construction unique de l’iconostase, qui est formé de trois registres situés en plan vertical- et non horizontal, rappelant la liberté exprimée par les iconostases des églises russes, ayant comme nuance dominante le blanc, ennobli par l’éclat doré des lignes brisées ou courbées. Les trois registres verticaux- trois étant le nombre divin, de la Sainte Trinité-, évoquent les influences des lignes gotiques.

Les deux grandes icones de l’iconostase – nommées "impériales" dans la tradition byzantine, parce qu'elles étaient données par l’empereur-, ont étés plaqués en argent dans les années 1912-1915, au frais de quelques familles riches de Bucarest : les icones "Jésus Christ Empereur " et "La Vierge avec l’Enfant ", vêtues par A.E. Graditteanu, l’icone de Saint Nicolas à droite, vêtue par le général Mihail Boteanu et sa famille en 1913, l’icones des Saints empereurs Constantin le Grand et sa mère Helene vêtues par la famille du docteur Constantin C. Tomescu et Pauline à 8 septembre 1914, et l’icone du Saint Jean le Baptiste vêtue par Ioan (Jean) et Maria Blanita à 15 August 1912.

Si on regarde la partie en haut de l’iconostase on aperçoit que les trois registres, -même s'ils ne sont pas disposés en plan horizontal, comme dans la plupart des églises byzantines-, réunissent pourtant toutes les scènes prévues par les canons de l’art byzantin. Leur répartition est très intéressante et inédite. Si dans la partie supérieure du registre central se trouve l’icône de la Sainte Trinité, qui gouverne toute l'histoire de notre Rédemption, dans la partie inferieure, à la base, se trouve l’icône de la Cène, qui est entourée par les portraits des prophètes de l’Ancien Testament, dont les prédictions se sont accomplies en Jésus Christ, comme une évocation de l’Agneau Eucharistique. Dans les deux autres registres verticaux, situés des deux cotés du registre central un peu plus grand que ces deux derniers, on trouve les icônes qui illustrent les scènes de la vie et des miracles faits par le Rédempteur sur la Terre Sainte. Pourtant, dans ces registres on ne trouve pas les Saints Apôtres dans des icones individuelles, mais seulement en dehors de ces deux registres, répandus dans les icônes ogives sur l’iconostase. Bien que répandus, mais ils sont groupés deux par deux, nous faisant penser aux mots du Jésus Christ : "Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit " (Matthieu, 28 :19). Donc, l’empreinte originale du maître montre l’universalité de la Foi et l’accomplissement de l’ouvrage du Saint-Esprit, au-delà de la terre du Pays Saint. Par la position unique des icônes sur l’iconostase on aperçoit tout le travail missionnaire de l'histoire de notre Rédemption, cumulée et réalisée à travers les millénaires.

Un trésor de grand valeur gardé dans le naos, a gauche du Saint Autel, se trouve l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu, plaquée en métal argenté en 1815, selon l'inscription en cyrillique gravée dans le métal : "Cette Sainte Icône a été vetue avec l'aide des serfs de Dieu : Lucsandra, Ecaterina, Gheorghe, Kostada à 1815". Pourtant, l’icône est plus ancienne que cette date, elle appartenant à la deuxième église bâtie dans ce lieu ; elle a été aussi restaurée de nos jours, en 2011. Quand la troisième église fut bâtie en 1847, l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu, reçoit un nouveau vêtement, et le métal fut dorée en 1852.

En 2011, par l’offrande de quelques croyants remarquables, comme Mme Mira Lefter, Rodica Maria, Adriana Vasilache, la famille de Dumitrescu Romulus et Margareta et d’autres croyants de la paroisse, cette icône fut restaurée par l’initiative du curé, le prêtre Cristian Trandafir, en ce qui concerne la peinture, aussi bien que la restauration et le dorage du vêtement métallique, de même la restauration de l’iconostase où elle se trouve.

Cette icône présente une situation intéressante, parce qu'elle a eu deux couches de peinture. La première, plus humble, par laquelle probablement les miracles ont commencé, et une autre, plus récente, depuis l’attachement de la couverture en métal argenté. Cela parce que les places laissées libres pour les figures des anges et de l'Enfant Jésus, dans la couverture en argent, faite d'un maître de l’époque, ne coïncident pas avec les originales, ce qui a motivé la nécessité de repeindre les visages et d’allonger les corps. Mais par la restauration faite par Ms. le Professeur Dorin Handrea en 2011, on a pu restaurer les nouveaux visages de 1815 d'une manière extraordinaire, et de dévoiler les autres visages des anges et de l’Enfant, qui, même si on ne les voit pas à travers le vêtement en métal, ils participent mystérieusement aux prières des croyants et du clergé, devant l’Impératrice du Ciel, la Mère de Dieu, comme un symbole de la présence humanisée et pourtant secrète de Dieu, dans nos actions de chaque jour.

Parmi les icones de patrimoine qui datent du XIXeme siècle, on signale l’icône du Rédempteur Jésus Christ peinte par un certain Manolache "Zugravul", le 16 Juin 1840, au frais de M-me Zoita et de sa famille, qui a été restaurée en 2011, avec l'aide de la famille Virgil et Dorina Diaconescu et introduite dans une nouvelle iconostase, sculpté en bois et orné de papier pelure en or, donation de la famille Mihai et Nicoleta-Cristiana Bugaru. Une deuxième iconostase, identique et placé d'une façon symétrique, dans le naos- en face du Saint Autel, abrite l’icône de la Mère de Dieu, peinte par Radu "Zugravul" dans le même an 1840, et restaurée elle aussi à l'aide financier de Mme le professeur Teodora Nastase et de sa tante, Lucia, en 2011.

Mais le plus important trésor de l’église de la Sainte Croix et de saint Basile le Grand est la Sainte Châsse qui accueille plusieurs reliques : une partie du Bois de la sainte Croix sur laquelle fut crucifié le Seigneur Jésus-Christ, et les parcelles des saintes reliques de st. Jean le Baptist, St. Martyr Trifon, St. Gr. Martyr George, St. Martyr Theodore Tiron, St.Martyre Elefterie, St. Martyr Haralambie et la Sainte Martyre Paraschevi.

Cette Sainte Châsse en argent a été confectionnée et ciselée dans les ateliers de la Patriarchie au Monastère de Pasarea, par les moniales Fanuria et Fevronia, le finissage étant exécuté au Popesti-Leordeni. Les travaux de polissage ont duré quelques mois, jusqu'au 12 septembre 2011, un jour avant le commencement de la fête de "l'Elévation de la Sainte Croix". A la réalisation de cette châsse ont contribué nombreux de croyants, qui, selon leur pouvoir, ont désiré honorer la Sainte Croix. La façon dont sont arrivées les saintes reliques dans cette église, est couverte de mystère, parce qu’il n'y a plus de documents qui en atteste. Néanmoins, on connait qu'elles sont restées une bonne partie du temps cachées dans une niche du Saint Autel, jusqu'au moment où le prêtre Pavel Maracine les a présentées pour vénération du peuple, après 1990. C’est toujours lui qui a changé l’ancien mobilier, plus humble, dans lequel étaient exposées les reliques aux croyants, au début, par un autre, peint avec les images des saints. Dans les années 1992-1994, le prêtre Pavel a montré la petite châsse en forme de couverture d’Evangile au Père Patriarche Teoctist, mais les informations historiques et les moyens par lesquels elle est arrivée ici, dans l’église, ne sont mentionnés nulle part.

Jusqu’aux nouvelles découvertes de sources liées au parcours de ces saints trésors, nous ne pouvons que présenter quelques hypothèses qui dérivent d'une analyse archéologique, à laquelle on ajoute les informations historiques qu’on a sur les époques qui se sont succédées d'après leur arrivée sur le territoire roumain.

Au dos de cette châsse en forme d’Evangile, le prêtre Trandafir a trouvé une inscription en grecque, relativement à "l’abbé Macarie Dohiaritul – 177…" . Cela signifie qu’un certain moine du Monastère de Dohiariou de la Sainte Montagne d’Athos a eu soin de confectionner cette Sainte petite Châsse, et on suppose qu’il l'a apportée dans les Pays Roumains, où il a fait appel à la pitié du prince régnant, des boyards et des croyants, pour obtenir l'aide financière, en vue de la restauration et refondation du Monastère Dohiariou. C’est peut-être pour cela que la petite châsse a été confectionnée en forme de livre, pour pouvoir être transportée, plus facilement, dans la besace du prieur. La dernière chiffre de l'an on ne la connait pas, parce qu'à sa place se trouve un trou qui pénètre la couverture en argent.

Une autre possibilité serait que cette châsse aurait pu être payée par un boyard (en compte d’un aide financier pour le Monastère de Dohiariou), ou, pourquoi pas, par le prince, étant destinée à une certaine église (ou monastère), et le prieur Macarie a pu laisser la châsse en signe de gratitude.

Pendant ses fréquents pèlerinages au Saint Mont d’Athos, le prêtre Cristian Trandafir, en cherchant des informations á ce sujet, a rencontré un père qui était en train de soutenir sa thèse de doctorat en Grèce, sur le sujet des saintes chasses et des trésors du Saint Mont d’Athos, et des Terres Saintes. Le prêtre Trandafir l'a invité à Bucarest pour voir la Sainte Châsse de l’église. Celui-ci est venu à Bucarest pour la fête du Saint Dimitrie Basarabov, en octobre 2010, occasion à laquelle il a examiné scrupuleusement la Sainte Chasse et il a exprimé sa certitude que l’ouvrage est authentique, parce que c’était le model athonite très ancien qui était représenté. Tout ce qui se trouve dans la Sainte Châsse est authentique : la couleur, la texture du bois et les autres aspects qui sont similaires aux fragments importants qui se trouvent partout dans la Terre Sainte et au Saint Mont d’Athos.

On a apporte aussi des bijoutiers pour faire une évaluation du métal et des pierres qui ont été utilisées par ceux qui ont confectionné cet ouvrage. Tous ceux qui ont examiné la sainte Châsse nous ont assuré sur l’exécution de l’ouvrage d’ancien polissage en tôle d’argent doré, aussi bien que de l’existence, sur les deux couvertures de l’Evangile, des pierres précieuses et semi-précieuses. Ainsi, il y a quatre grands saphirs, des émeraudes, des grenats, des rubis, des topazes et des perles. La Sainte Croix est entourée par un collier de pierres précieuses, pour honorer le Bois précieux. Sous le vêtement d’argent où se trouve la Sainte Croix, on a découvert une peinture byzantine, la miniature des Saints Empereurs Constantin et Hélène, et des deux anges entourant la Sainte Croix. La peinture a été évaluée et restaurée par le professeur Dorin Handrea, afin de déposer cette couverture d’Evangile dans la nouvelle châsse qu’on a fait construire en 2011, a l’occasion du recueil du nouveau patron – la Sainte Croix, célébrée, chaque année, à 14 septembre.

(Historique recueilli et adapté par le prêtre Cristian Trandafir, docteur en histoire, curé de l’Eglise de la Sainte Croix et de Saint Basile le Grand de Bucarest).

Activités culturelles et missionnaires

Commençant de 2011, chaque année, le 13 septembre, âpres l’office de la messe tenue en honneur de la fête de l’Elévation de la Sainte Croix, l’église de la Sainte Croix et de Saint Basile le Grand organise une procession-pèlerinage avec la Sainte Chasse qui abrite le Bois de Vie donnant de la Sainte Croix de notre Rédempteur Jésus Christ, et les reliques des autres six Saints. Les prêtres et les pèlerins accompagnent la Sainte Châsse, avec des cantiques spéciales, jusqu'au parc de Nicolae Iorga, où a été élevée une grande Croix en pierre (Troitza), dont la signification nous l'avons expliqué là- haut. Ce pèlerinage est organisé en partenairiat avec la Mairie du 1er arrondissement de la Capitale, ayant la bénédiction du Père Daniel, le Patriarche de la Roumanie.

Chaque année, le soir de 5 décembre, après la messe de la veille de Saint Nicolas, notre église organise, en collaboration avec le Collège National de Musique "George Enescu" et la Mairie du 1er arrondissement, un concert de cantiques traditionnelles de Noël et des compositions classiques qui célèbrent la Naissance de Dieu, en annonçant la joie des Fêtes d`hiver. La première édition s`est déroulée en 2011, suite a l`initiative du prêtre curé Cristian Trandafir, à l`aide de Mme la directrice du Collège George Enescu, Cristina Sebastian, et le soutien de M. le Maire, Andrei Chiliman, sous la bénédiction de notre Patriarche Daniel.

A partir du septembre 2008, l`église a édité un bulletin mensuel de la paroisse, sous le titre "Le mot qui édifie", qui contient plusieurs rubriques, parmi lesquelles Dictionnaire biblique et ecclésiastique, Pastorales sur les Evangiles de dimanche, Documentaires et reportages sur les événements de la paroisse et l`actualité ecclésiastique, une rubrique sociale, des annonces et fêtes anniversaires dans la paroisse.

A présent, l`activité publicitaire est interrompu, pour pouvoir trouver des moyens financiers pour soutenir l`édition de ce bulletin.

Il faut rappeler aussi le programme de catéchisme, sur des sujets concernant la vie de l`Egise, la vie des saints, l`explication des sacrements, de la Sainte Ecriture, qui se déroule chaque vendredi et samedi le soir, après les messes.

Activités social-philanthropiques

L`Eglise de la Sainte Croix et de Saint Basile le Grand a développé un partenariat avec les maternelles No. 1 et No. 50, situées à proximité de l`église, pour administrer la Communion aux petits (périodiquement) et pour leur apprendre la Sainte Ecriture (à l`aide des icones et des images bibliques), pour organiser des excursions aux monastères de notre pays. A l`occasion de Noël et des Pâques, les petits viennent soutenir des concerts de cantiques traditionnels devant les croyants, dans l`église, et reçoivent des cadeaux.

La participation au programme de prévention de l`abandon scolaire "N`abandonne pas l`école !" et "Le Christ communiqué aux enfants", initiés par la Patriarchie Roumaine en collaboration avec le Ministère de l`Education et de la Recherche, est assuré par le Pr. Dr. Marius Zamfira, qui fait des recherches dans la paroisse et conseille les enfants et leurs familles.

A l`aide de ces programmes, les enfants peuvent s`attacher facilement à l`église, selon leur pouvoir de compréhension.

Les personnes âgées, les retraites qui ont des revenues moyennes, sont visités au domicile par les prêtres de la paroisse et reçoivent des aides matériels, par le soin du Conseil de la Paroisse.

Les jours fériés, pour les Patrons de l`église, le 13-14 septembre (la Sainte Croix) et le 1er Janvier (St. Basile le Grand), par le soin du Conseil de la Paroisse, on distribue des paquets d`aliments ou on offre un repas, selon les possibilités de l`année.

Programme de l`église de la Sainte Croix et de Saint Basile le Grand

Ouvert de lundi à dimanche, de 7,30 à 19,00

Les Messes :

Mercredi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Chaque matin de la semaine, on lit un hymne dédié à un saint dont les reliques se trouvent dans l`église, ou bien, au saint du jour ; après, on récite les obituaires des croyants.

Les confessions ont lieu pendant toutes les périodes de carême de l`année, ou aux sollicitations des croyants, selon les nécessitées et pour leur bénéfice. De même pour les prières qui sont faites par les prêtres, suite aux demandes des croyants.

Ce programme informatif peut être modifié en fonction des Fêtes de l`année.

Les servants du Saint Autel de l`église

Objectifs culturels situés dans la proximité de l`Eglise de la Sainte Croix et de Saint Basile le Grand

Personnalités qui ont habité dans la proximité de l`Eglise de la Sainte Croix et de Saint Basile le Grand

Personnalités qui ont habité dans la proximité de l`Eglise, de nos jours

Jours de fêtes des saints dont les reliques se trouvent dans l`église

St. Trifon (1 er Février), St. Haralambie (10 Février), St. Teodor Tiron (17 Février), St. Martyre George (23 Avril), Ste. Martyre Paraschevi (26 Juillet), St. Elefterie (15 Décembre), St. Jean le Baptiste (7 Janvier, 24 Juin, 29 Aout) , ainsi qu`une parcelle de la Sainte Croix, sur laquelle Christ le Rédempteur a été crucifié (célébrée dans le troisième dimanche du Grand Carême, puis en 7 Mai, 1 Aout, 11 Septembre et 14 Septembre).

Adresse de l`église

Calea Victoriei no. 198, Bucarest, 1 (vis-à-vis du Musse de George Enesco)

Telephone : 004 0726 68 96 96/ 004 0762 73 77 44

Tel/fax : 004 021 21 25 181

Pour soutenir les activitees social-phylantropiques de l`eglise, vous pouvez nous aider dans le compte bancaire RO 74 RNCB0072049696610001, ouvert à Banque Commerciale Roumaine, filiale secteur 1, Bucarest.

COD FISCAL : 11831790

Biserica Sfântul Vasile-Victoria (Eglise de Saint Basile le Grand)- Calea Victoriei, nr. 198, sector 1, Bucuresti

2017 - Biserica Sfintei Cruci si a Sfantului Vasile cel Mare - Victoria, Bucuresti